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Les politiques sociales transformatrices en Afrique à l’ère de la digitalisation
Université Ibn Zohr d’Agadir, Maroc
Du 24 au 26 Novembre 2026
CONTEXTE
Le succès de la première édition du Forum international sur les politiques sociales transformatrices en Afrique (FIPSTA), organisée en novembre 2024 à Dakar, a confirmé la nécessité d’un espace panafricain dédié à l’analyse critique des politiques sociales et au partage d’expériences entre chercheurs, chercheuses, décideurs publics et acteurs institutionnels. Dans un environnement caractérisé par une digitalisation accélérée des services publics, la recomposition du marché du travail et l’émergence de nouvelles vulnérabilités sociales, une deuxième édition du Forum apparaît indispensable pour approfondir l’exploration des interactions entre technologies numériques et politiques sociales transformatrices sur le continent.
Cette réflexion s’inscrit dans une dynamique continentale en mutation, notamment depuis l’adoption par l’Union africaine de la Digital Transformation Strategy for Africa (2020-2030). Cette stratégie fait du numérique un levier structurant de la croissance inclusive, de l’innovation sociale et de la modernisation de l’État. Elle ambitionne la construction d’un marché numérique continental intégré fondé sur des infrastructures accessibles, l’émergence d’infrastructures publiques numériques robustes, l’harmonisation des cadres juridiques et le renforcement substantiel des compétences digitales. L’inclusion, l’équité et la souveraineté numérique figurent au coeur de ces orientations. Dans ce contexte, le Forum propose d’examiner les synergies, les tensions et les enjeux émergents entre cette ambition continentale et la construction de politiques sociales véritablement transformatrices.
OBJECTIFS DU FORUM
Ce Forum s’inscrit dans le cadre du projet de recherche Politique Sociale Genrée et Transformatrice en Afrique Post-COVID-19, mis en oeuvre par le GETSPA, financé par Open Society et coordonné par l’Université du Ghana. Dans le prolongement direct des objectifs du projet GETSPA, le Forum se veut un espace scientifique rigoureux et pluraliste, ouvert aux approches interdisciplinaires relevant des sciences sociales, des études du développement, de l’économie politique de la technologie et de l’analyse comparée des politiques publiques. Il accueillera des contributions empiriques, théoriques et méthodologiques portant sur les implications sociopolitiques de la digitalisation dans la construction d’États sociaux inclusifs en Afrique.
Les chercheurs, chercheuses, acteurs et actrices de la société civile sont invité.es à proposer des travaux éclairant les conditions institutionnelles, sociales et politiques permettant au numérique de devenir un levier de transformation structurelle et non un simple instrument de modernisation technocratique. Cette rencontre vise à favoriser un dialogue scientifique exigeant et à produire des connaissances mobilisables par les décideurs publics, les praticiens, praticiennes et les acteurs et actrices de la société civile engagé.es dans la promotion d’une justice sociale effective sur le continent.
LES RETOMBÉES DE L’ÉVÈNEMENT
Le FIPSTA 2026 vise à approfondir les connaissances et à favoriser le partage d’expériences entre pays africains sur les interactions entre digitalisation et politiques sociales transformatrices. Les échanges et les études de cas permettront d’identifier les opportunités, les défis et les conditions nécessaires pour faire du numérique un levier d’inclusion, de réduction des inégalités et de renforcement de la protection sociale. Le Forum contribuera à formuler des recommandations adaptées aux contextes africains en matière de gouvernance numérique, d’accès aux services publics, de justice sociale et de souveraineté numérique, tout en renforçant les collaborations entre chercheurs, chercheuses, décideurs publics et acteurs de la société civile. Il est également prévu que les contributions scientifiques puissent donner lieu à la publication d’un ouvrage collectif en 2027, sous réserve de l’acceptation des textes par le comité de rédaction.