Bloc A : 10 octobre, 10 h à 10 h 45

 

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Résumé

Cette communication présente une recherche doctorale qui sera menée en milieu anichinabé où la langue est en déclin et où le français est la langue de scolarisation. En dépit des caractéristiques linguistiques des élèves autochtones qui doivent « maitriser » la langue majoritaire pour s’approprier les matières scolaires, les enseignants disposent rarement d’outils didactiques culturellement pertinents pour les préparer à appréhender la langue de l’école. L’objectif de la présente étude vise à concevoir, à élaborer et à mettre à l’essai un programme de conscience phonologique bilingue (français-algonquin) et à en mesurer les effets chez des élèves de premier cycle au primaire. Cette étude vise aussi à décrire les changements observés, d’une part dans les pratiques pédagogiques des enseignants et, d’autre part, dans les pratiques de littératie familiale après l’implantation dudit programme. Ainsi, les enseignants et les parents seront sollicités dans la mise en œuvre du projet. Cette recherche contribuera à enrichir l’état des connaissances liées à l’enseignement des langues en milieu autochtone et à développer des ressources didactiques mettant en valeur la culture autochtone. Elle permettra d’outiller les enseignants, dans la perspective d’un renouveau didactique et pédagogique, ainsi que les parents dans le soutien de leur enfant dans l’apprentissage de la lecture. Dans le cadre de la présente communication, nous présenterons le programme de conscience phonologique bilingue (français-algonquin) et sa composante enrichie d’un corpus de littérature jeunesse mettant en valeur la culture autochtone et qui servira d’amorce pour les activités proposées aux élèves.

Résumé

Cette présentation reflète la collaboration entre le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière (CAAL), deux écoles secondaires de la commission scolaire des Samares et l’Université Concordia. Il s’agit d’un projet de mobilisation des élèves autochtones créé dans le but d’encourager la persévérance scolaire. Le comité Kacterimisowin, regroupant tous les jeunes autochtones des écoles secondaires à Joliette, a été mis en place pour l’année 2016-2017 et il vise à favoriser l’engagement des élèves dans leur cheminement scolaire. La recherche-action a permis aux jeunes d’être des acteurs de leurs apprentissages et de s’impliquer dans la recherche de solutions face aux défis de la persévérance. La collaboration entre les partenaires s’est traduite par des activités à l’école, au CAAL et dans la communauté. Les constats qui se dégagent de cette recherche-action sont : la nécessité de créer un rapprochement entre les milieux scolaire et communautaire et d’en définir les conditions ainsi que l’importance d’appuyer la construction d’une identité autochtone actualisée chez les jeunes. Ceci soulève le besoin de cohésion et d’engagement de tous les acteurs entourant l’élève et de sa propre participation dans ce processus.

Résumé

Cette communication se fonde sur une recherche de doctorat s’intéressant au parcours scolaire de femmes autochtones au Québec. Ancrée dans une théorie de justice sociale (Sen, 2000), ses objectifs sont d’évaluer les possibilités réelles qu’ont des étudiantes autochtones universitaires de réaliser le parcours scolaire qu’elles désirent effectuer et d’expliquer comment leur contexte d’études (droits, politiques, ressources, pratiques d’enseignement et de soutien) a contribué au développement de ces possibilités. Une étude multicas (Yin, 2009) a été réalisée dans deux universités québécoises. L’une de ces universités a instauré plusieurs mesures destinées aux étudiants autochtones, alors qu’il y en a peu dans le deuxième établissement. Des entrevues individuelles y ont été menées avec des étudiantes autochtones (19) et des intervenants universitaires (13). Ce contexte d’investigation a suscité de nombreux défis sur le plan de l’éthique, en ce qui a trait au respect des principes de recherche en milieu autochtone édictés par différents chercheurs et organismes (APNQL, 2005; FAQ, 2012; CRPA, 1996; Smith, 2012; Wilson, 2001), ainsi qu’à leur application dans un cadre de recherche universitaire. En plus de soulever des réflexions à ce sujet, cette communication vise à présenter les mesures prises, dont l’implication d’une assistante de recherche autochtone, pour favoriser le respect de ces principes éthiques.

Résumé

En 2012, le Conseil de la nation atikamekw a produit un multimédia interactif sur la problématique de la dépendance chez les adolescents, mais plus particulièrement sur les drogues, et dont le titre est Libertox (accessible en ligne). Cet outil présente une approche globale de la toxicomanie mettant en lumière à la fois les aspects physiologiques, les facteurs personnels et les pressions sociales qui influencent la consommation ainsi que les moyens à prendre pour y faire face. À partir de ces informations et d’une démarche de réflexion, on vise à développer la confiance en soi et la capacité à élaborer des projets concrets, personnels ou collectifs, comme solution à l’enfermement dans la consommation. Le multimédia comprend un scénario de 4 000 mots en version bilingue atikamekw-français, Les Ailes du rêve, qui raconte l’histoire d’un groupe de jeunes qui tentent d’organiser un voyage communautaire. On y retrouve une section Info-drogues (histoire, contexte culturel, effets physiologiques), une section « Pistes de réflexion » (Dépendance et liberté, La motivation et la joie de vivre, Modèles de vie), et enfin, une démarche de Projets. Dans cet atelier, nous passerons en revue ces divers éléments en soulignant les principes cognitifs et psychologiques sous-jacents. Les participants seront conviés à réagir au matériel présenté et à discuter de la pertinence de l’approche générale pour leur propre enseignement ou travail d’intervention : langue, développement personnel et social, santé et bien-être, contexte d’intervention.

Résumé

Le stress vécu par les élèves lors des présentations orales ne laisse ni les enseignants ni les élèves indifférents. Pourtant, la communication orale pourrait devenir un outil central dans la persévérance scolaire.  Comment? La littératie et notre expérience nous montrent que l’enseignement explicite des stratégies peut faire de la communication orale un moteur de développement personnel : l’élève développe ses liens avec les autres, d’où un sentiment plus profond de connectivité (bien-être résultant de notre engagement envers nos pairs et des expériences enrichissantes), d’où la résilience (capacité à générer des sentiments positifs après un évènement douloureux) et l’agentivité (pouvoir sur notre vie parce qu’on est un moteur vers l’atteinte de nos objectifs personnels), ce qui stimulera la motivation et, finalement, la persévérance scolaire. Par contre, comment s’y prendre si les élèves ne s’expriment pas ou peu? Nous proposons donc un atelier en deux temps : 1) récit de pratique : enseignement explicite de trois stratégies parmi celles prescrites dans la Progression des apprentissages; 2) Un cercle de parole inspiré de la tradition autochtone, au cours duquel les participants expérimenteront certaines des stratégies exposées par une discussion guidée et portant sur une question pédagogique que nous aurons déterminée ensemble. L’objectif final : que les enseignants s’enrichissent de moyens pédagogiques favorisant une culture de partage, afin que les élèves deviennent des agents actifs et persévérants dans leurs apprentissages où la communication orale est un moyen privilégié.

Résumé

Le Regroupement des centres d’amitié autochtones (RCAAQ) travaille au développement d’une stratégie provinciale de mobilisation et d’échanges de connaissances des enjeux liés à la santé, aux services sociaux et à la petite enfance que vivent les Autochtones en milieu urbain. Le but de la stratégie est d’améliorer la qualité, la pertinence culturelle, l’accessibilité et la coordination des services à la famille, de santé et de services sociaux pour les familles autochtones en ville. Dans le cadre de la stratégie, l’un des éléments clés développés par l’équipe de coordination provinciale de Mamu Attusetau est le cadre de référence pour l’intervention en petite enfance. Ce cadre est le résultat d’une démarche de réflexion commune appuyée par une équipe scientifique codirigée par madame Suzanne Manningham, professeure titulaire à l’Université Laval au département des fondements et pratiques en éducation, et de Madame Véronique Rankin, coordonnatrice en recherche et amélioration continue au RCAAQ, qui permettra de contribuer, entre autres, au développement global des jeunes enfants autochtones en milieu urbain ainsi qu’à la qualité de vie de leur famille. L’intervention en petite enfance étant un facteur clé pour favoriser la capacité d’apprendre des enfants et leur persévérance scolaire, nous avons misé sur le développement de ce premier maillon dans une optique de développement d’un continuum de services en éducation. Nous souhaitons ainsi vous présenter notre projet d’innovation sociale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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