Conférenciers 2015

Des invités spéciaux nous offrirons des conférences de choix, et ce, tous les jours pendant le colloque. Plusieurs personnalités bien connues feront partie de la programmation. En voici un aperçu:

Marcelline Picard-Kanapé

Figure de proue du monde autochtone contemporain, Marcelline Picard-Kanapé est résolument engagée dans l’avenir de la
picard-kanape-marcellinecommunauté innue et s’est donné très tôt la mission d’ouvrir de nouvelles avenues aux jeunes Autochtones. Elle croit fermement à la coexistence harmonieuse de sociétés qui expriment fièrement leurs différences, à travers leur langue et les autres aspects de leur culture.

Originaire de Betsiamites et titulaire d’un brevet d’enseignement et d’un baccalauréat en éducation de l’UQAC, madame Picard-Kanapé est sensible au rôle et à l’apport des femmes dans la société traditionnelle comme dans la société moderne. Elle s’est particulièrement illustrée auprès des Premières Nations, et ce, dès la fin des années 50. Elle a été la première institutrice innue de la Côte-Nord et la première Autochtone à siéger au Conseil supérieur de l’éducation du Québec, de 1989 à 1992. Chez les Innus, elle a été la première conseillère politique, de 1972 à 1982, et la première femme élue chef, fonction qu’elle a occupée de 1992 à 1996.

L’apport de Marcelline Picard-Kanapé au domaine de l’éducation est exceptionnel, et son influence s’est exercée sur plusieurs générations d’hommes et de femmes autochtones. D’abord enseignante et directrice d’école à Betsiamites, elle a vite pris la responsabilité de l’uniformisation de l’orthographe innue et travaillera pendant des années à promouvoir la langue et la culture innues, notamment par un projet pilote d’enseignement donné d’abord en langue innue à Betsiamites.

Marcelline Picard-Kanapé a reçu un doctorat honorifique de l’Institut national de la recherche scientifique (2003) ainsi que la Médaille de l’Université du Québec à Chicoutimi (1994) et la Médaille du centenaire de la Confédération (1967). De plus, le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien a souligné ses 20 années de service, en 1979, tandis que le Centre des services éducatifs de Betsiamites lui a rendu hommage à l’occasion de ses 25 années au service de l’éducation, en 1985.

Photos et texte tirés et adaptés de : http://www.ordrenational.gouv.qc.ca/membres/membre.asp?id=2081

Jasmin Roy

Tous les êtres humains cherchent le bonheur et souhaitent ne pas souffrir

Jasmin Roy

« Admettre la différence comme richesse humaine est un concept qui doit s’enseigner dès le jeune âge et l’éducation à la diversité doit s’acquérir dès la petite enfance. »

C’est cette philosophie que Jasmin Roy, animateur, auteur, fondateur et président de la Fondation Jasmin Roy, nous présentera lors de sa conférence. Il prône l’établissement d’un milieu sain et sécuritaire pour les élèves du Québec par le soutien de toutes les initiatives citoyennes s’opposant à la discrimination et la violence à l’école.

 

Carole Lévesque
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Détentrice d’un doctorat en anthropologie sociale et culturelle (Sorbonne, Paris), Carole Lévesque a consacré la totalité de sa carrière aux questions autochtones. Depuis 40 ans, elle travaille en étroite collaboration avec les communautés, organisations ou institutions autochtones du Québec et d’ailleurs. Avec les années, Carole Lévesque a expérimenté et mis au point plusieurs formules de recherche participative et collaborative dans lesquelles les populations, à titre individuel ou communautaire, jouent un rôle actif. Professeure à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), elle a fondé en 2001 et dirige depuis lors DIALOG – Le réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones. Elle est également codirectrice, avec Édith Cloutier, du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec, de l’Alliance de recherche ODENA : les Autochtones et la ville au Québec. En septembre 2011, Carole Lévesque a reçu le Prix Marcel-Vincent de l’ACFAS pour sa contribution au développement du domaine des études relatives aux peuples autochtones au Québec. Au printemps 2012, avec son collègue Daniel Salée de l’Université Concordia, elle a remporté le Prix Jean-Michel-Lacroix qui souligne la publication d’un article exceptionnel publié dans la Revue internationale d’études canadiennes (RIÉC) : « Representing Aboriginal Self-Government and First Nations/State Relations : Political Agency and the Management of the Boreal Forest in Eeyou Istchee ».

 

ENSEMBLE POUR RÉUNIR, ENSEMBLE POUR RÉUSSIR – GATHERING FOR SUCCESS