Bloc K : 12 octobre, 13 h 15 à 14 h

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Résumé

Le guide que nous vous présentons a été créé pour les parents autochtones et les différents intervenants œuvrant auprès de la petite enfance. Ce guide s’accompagne de capsules vidéo illustrant les principales attitudes de stimulation langagière à adopter et d’un document énumérant les repères développementaux du langage par tranche d’âge. Une attention particulière a été portée afin que les contextes illustrés représentent différentes situations du quotidien. Ce projet a été mis en œuvre dans le cadre du PAPACUN (Programme d’aide préscolaire aux Autochtones dans les communautés urbaines et nordiques) de La Tuque et de Trois-Rivières. Il est facilement exportable dans les différents centres PAPACUN du Canada. Comme les habiletés langagières sont prédictives de la réussite scolaire, ce guide, disponible sur notre site Web www.cpepremierpas.com, se veut un outil servant à accroître les compétences des parents autochtones dans la stimulation langagière de leur enfant. La stimulation des habiletés langagières durant la petite enfance contribuera au développement des capacités nécessaires à la réussite scolaire à venir. De façon plus large, cet outil peut être utilisé par les différents intervenants en petite enfance pour les supporter dans le développement de leurs habilités de stimulation langagière au quotidien en plus de leur permettre d’accompagner les parents dans la stimulation langagière de leur enfant. La présentation portera sur le contenu du guide incluant les capsules, les différents contextes dans lesquels il peut être utilisé (parents, intervenants, personnel éducateur), les commentaires reçus et les avenues envisagées pour promouvoir son utilisation.

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Alors qu’ils furent longtemps exclus de l’enseignement supérieur, en lien avec le contexte historique de ségrégation sociale et la visée assimilatrice de l’éducation formelle qui leur était imposée, les Autochtones du Québec connaissent des taux de diplomation en constante augmentation. Dans le cadre d’une thèse de doctorat en administration et politiques de l’éducation (Université Laval), les données recueillies auprès de 23 étudiants et diplômés universitaires des Premières Nations du Québec et de 11 professionnels œuvrant auprès d’eux nous ont permis de constater un objectif commun aux différents parcours scolaires : étudier en vue de contribuer à l’amélioration du mieux-être chez les Autochtones, tant dans les communautés qu’à l’extérieur. Les projets d’études prennent ainsi la forme de projets de vie en milieu autochtone (Blaser, 2004), c’est-à-dire de projets collectifs visant le mieux-être des Autochtones en général en plus des étudiants eux-mêmes. Cette communication permettra aussi de découvrir qu’ils parviennent à combiner les apports de l’éducation traditionnelle et ceux de l’enseignement occidental (Battiste, 2013) et qu’ils témoignent, chacun à leur façon, de l’ancrage de leur parcours dans le modèle de l’université comme sphère publique démocratique (Giroux, 2002) en vue de développer le mieux-être chez les Autochtones.

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L’apprentissage dans les communautés inuites prend diverses formes, non seulement dans un cadre formel à l’école, mais aussi par la réalisation de projets communautaires informels, d’activités familiales et d’activités parascolaires. Ces projets informels marient modernité et tradition dans divers environnements (maison, école et « on the land »). Comme le suggèrent de précédentes études, de telles activités culturelles, informelles et communautaires sont des éléments clés pour permettre aux jeunes de trouver leur identité et d’assurer leur bien-être et leur sentiment d’appartenance à leur communauté (consolidation des liens intergénérationnels). Ces pratiques permettent également une décolonisation de l’éducation d’où émergent une nouvelle vision holistique de l’éducation et un engagement communautaire. Notre présentation débute avec un survol théorique d’un tel ancrage de la réussite scolaire et de l’apprentissage à vie. Ensuite, à l’aide des études de cas de trois programmes qui ont été initiés par les jeunes de la communauté d’Arviat Nunavut, nous présenterons les concepts clés à la base d’un modèle holistique d’éducation inuite,  d’empowerment et de décolonisation. Les retombées d’une telle analyse et de cet ancrage pour la persévérance scolaire seront également discutées.

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Alloprof, un organisme offrant des services gratuits d’aide aux devoirs et aux leçons aux élèves du primaire et du secondaire du Québec, a développé un projet de collaboration avec la communauté autochtone de Mashteuiatsh. L’objectif était de permettre aux différents acteurs du milieu scolaire de la communauté de mieux connaitre les services d’Alloprof, afin que les élèves puissent en bénéficier au maximum. Pour ce faire, l’organisme a embauché une intervenante originaire de Mashteuiatsh déjà impliquée auprès de différents groupes de sa communauté à titre d’ambassadrice Alloprof dans son réseau. Son approche et la relation de collaboration établie ont permis d’adapter les communications à la culture de Mashteuiatsh. L’objectif de cette présentation sera de faire état de ce projet pilote, de partager le processus, les apprentissages et les réussites afin d’inspirer d’autres organismes. Les échanges que cette proposition peut engendrer sont susceptibles de maximiser la réussite d’expériences similaires dans d’autres communautés.

Résumé

Dans les années 1980 et 1990, deux recherches furent conduites en pays innu pour étudier les changements et la continuité culturelle durant cet intervalle d’une quinzaine d’années. Comme des mesures similaires furent utilisées dans les deux échantillons, les résultats peuvent être analysés à la fois de façon transversale et longitudinale. Même si nous pouvons observer une remarquable symétrie dans les résultats et, conséquemment, une parenté structurale, les effets des intrusions territoriales extérieures, et notamment le génocide culturel engendré par l’expérience des pensionnats ou des écoles résidentielles, continuent leur influence marquée sur la santé mentale et physique des Innus. Les résultats, sous la forme d’une courbe en J, signifient qu’à la suite d’une descente aux enfers, certains et certaines ont pu malgré tout effectuer une transformation intérieure spectaculaire, véritable point de singularité entre une harmonie intérieure et un équilibre interculturel. Plusieurs recherches qui s’intéressent à la réussite scolaire chez les Autochtones en général mentionnent l’importance de la « sécurité culturelle » des lieux d’éducation comme facteur de persévérance. Ces recherches suggèrent souvent des mesures pour contrer les effets du long historique d’assimilation et d’aliénation vécu par les jeunes Autochtones fréquentant jadis des écoles moins culturellement sensibles. En s’appuyant sur les résultats des deux recherches concomitantes et concordantes citées plus haut, notre communication propose un retour analytique sur l’un de ces moments lourds de l’éducation des Premières Nations, sans toutefois se restreindre aux conséquences négatives sur la réussite scolaire et la santé mentale. De fait, nous ferons ressortir certains éléments liés au développement  du sentiment de sécurité culturelle que les institutions scolaires auraient avantage à prendre en considération.

Les ateliers Initiation aux langues autochtones visent à exposer les notions de base des langues autochtones de façon ludique et interactive tout en étant instructifs. Ils permettront aux participants de constater qu’il peut être ardu pour les membres des Premières Nations non seulement d’apprendre une langue seconde, mais également d’entreprendre sa scolarité dans cette langue seconde. La rencontre et la réunion étant les thèmes de cette troisième édition, ces ateliers permettront la découverte et la compréhension mutuelle.

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