Bloc F : 11 octobre, 11 h 15 à 12 h

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Résumé

Le récit de vie est un genre oral courant en classe. Dans les communautés autochtones, les savoir-faire et les contenus des récits de vie appartiennent à leur patrimoine oral (Unesco, 2003, 2014). Les auteures ont différentes expériences personnelles et professionnelles en milieux scolaires autochtones durant lesquelles le récit de vie a été utilisé. Les résultats de recherche issus d’observation en classes dans les communautés innues et d’entretiens semi-dirigés auprès d’ainées mohawk et algonquine leur ont permis de décrire les stratégies utilisées pour enseigner le récit de vie en classe. Cette communication présentera les principales stratégies employées par les enseignants et les ainés rencontrés afin de bonifier la pratique d’enseignement de l’oral. Les stratégies seront illustrées par des exemples permettant aux enseignants de les réutiliser en classe. Cette présentation rend hommage à la tradition autochtone et réaffirme l’expertise autochtone quant à la narration aux fins pédagogiques.

Résumé

Depuis 2012, l’organisme d’alphabétisation Collège Frontière travaille en partenariat avec des communautés des Premières Nations et des Inuits à travers le Canada qui désirent renforcer leur capacité d’offrir des activités de littératie communautaire. Dans chacune des communautés participantes, un agent de littératie communautaire est embauché, formé et soutenu par Collège Frontière. L’agent de littératie travaille de concert avec les leaders et les diverses agences de la communauté pour élaborer ou renforcer des programmes qui visent le développement des compétences en littératie qui rejoignent tous les types d’apprenants. En 2016, Collège Frontière a embauché et formé une agente de littératie communautaire à Matimekush. Cette personne a travaillé avec un mentor sur une période de 9 mois pour mettre sur pied une série d’activités qui visaient à rejoindre les familles de la communauté et à encourager l’apprentissage à l’extérieur des cadres formels, et ce, dans le but de créer et de multiplier les espaces de littératie communautaire. L’agente de littératie communautaire a collaboré avec les employés de Collège Frontière et les membres de la communauté (enseignants, conseil de bande, réseau de santé, etc.) pour créer et offrir des activités et une programmation pour tous.

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Depuis 2011, des centaines d’élèves autochtones et d’étudiants universitaires se sont rencontrés grâce aux Mini-écoles de la santé initiées par le Dr Stanley Vollant en collaboration avec l’Université de Montréal. Les Mini-écoles consistent en une série d’activités interactives. Dans les classes, des cercles de partage sont dirigés par des étudiants issus des programmes de la santé et visent à encourager la persévérance scolaire et à discuter des saines habitudes de vie. Dans le gymnase, les étudiants organisent des kiosques interactifs d’information sur leur future profession et partagent leur passion avec les élèves. L’utilisation ludique de matériel lié aux métiers de la santé favorise les échanges entre les étudiants universitaires et les élèves. Les Bibliothèques UdeM, en collaboration avec les écoles visitées, préparent et animent un kiosque de livres sur la santé et les sciences. Les livres sont ensuite offerts aux écoles. Chaque année, les communautés de Manawan et de Wemotaci sont visitées. Les étudiants rencontrent les élèves du primaire d’une communauté et ceux du secondaire de l’autre communauté, soit environ 600 élèves. La Mini-école se déplace aussi annuellement sur la Côte-Nord à la rencontre des communautés innues (Ekuanitshit, Nutashkuan et autres). Dans cet atelier, on présentera le projet de la Mini-école et ses retombées.

Résumé

Cette présentation porte sur les stratégies pédagogiques dédiées aux étudiants autochtones qui se spécialisent dans les formations techniques. Les entreprises qui s’installent dans les territoires autochtones connaissent bien les avantages de former la main-d’œuvre qui occupe déjà ces terres. Il existe présentement quelques projets pour intégrer les Premiers Peuples au marché du travail, mais pour assurer leur rétention, il faut éviter de n’utiliser que les méthodes pédagogiques développées principalement pour les allochtones et adapter les méthodes, afin d’enseigner efficacement à ces futurs travailleurs autochtones des secteurs techniques. Plusieurs recherches font état des stratégies pédagogiques pour optimiser l’enseignement aux Autochtones, mais très peu abordent les stratégies à développer dans le cadre de l’enseignement technique et professionnel. Pourtant, les demandes de formation dans ce secteur sont de plus en plus criantes. Dans cet atelier, il sera question d’un projet de recherche sur le sujet : on y abordera quelques pistes de solutions pour optimiser l’enseignement dans ce secteur tout en respectant l’héritage culturel des étudiants autochtones.

Résumé

Le domaine de la science et de la technologie revêt une grande importance dans la formation générale des élèves du secondaire. L’apprentissage de la science et de la technologie permet aux élèves de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons afin de mieux s’y adapter en plus de stimuler d’autres habiletés intellectuelles utiles dans la vie de tous les jours : être curieux, se poser des questions et tenter d’y répondre. Madame Petel, enseignante dans une école secondaire innue depuis 11 ans, croit qu’il faut aborder les sciences et les technologies comme étant des réalités de la vie de tous les jours. Elle peut de cette façon créer un pont avec ses élèves, leur laisser l’espace pour s’exprimer et favoriser le dialogue. Beaucoup de notions sont prévues au programme dans les cours de science et technologie, mais en favorisant la mise en place de diverses activités pratiques, on peut stimuler les intérêts des élèves, les amener à mieux se connaitre et les pousser beaucoup plus loin, parfois plus loin qu’eux-mêmes croyaient pouvoir aller. Dans cet atelier, nous aborderons certaines activités pratiques impliquant une approche orientante et quelques stratégies pouvant être utilisées en science et technologie afin de favoriser la réussite et la persévérance scolaires. Soyez curieux, soyez scientifiques et venez dialoguer avec nous sur le pont de la science.

Résumé

Fréquemment, on observe des enseignants (au primaire, au secondaire, dans les communautés comme en milieu urbain) qui se sentent démunis quant aux types d’interventions à mettre en place afin de répondre aux besoins des élèves autochtones. Leurs spécificités culturelle et linguistique, associées au manque de connaissances sur les peuples autochtones, rendent souvent inefficaces les interventions pédagogiques courantes. Sur la base de ces besoins de formation qui ont mené à la création de Matinamagewin (Le partage, en langue anishnabe), cet atelier permettra d’élaborer sur la diversité de ces besoins concernant la compétence culturelle en éducation. En seconde partie, sera présenté le processus de consultation et de validation du contenu de cette formation qui a mis à contribution plus d’une vingtaine de partenaires œuvrant dans le monde scolaire en contexte autochtone, autant dans les communautés qu’en milieu urbain. La dernière partie offrira aux participants une activité de partage d’idées permettant la mise en place d’une action conjointe école-communauté de lutte contre la discrimination et le racisme à l’école, telle qu’offerte dans le cadre de la formation. Pour conclure, un retour en groupe favorisera les échanges sur ces sujets au cœur même de l’actualité et qui touchent l’ensemble des nations autochtones.

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